CGT DES HOPITAUX DU VAL DE LORRAINE

Blog de la CGT des Centre Hospitalier de Pont-à-Mousson & Pompey Lay St Christophe

La HAS insiste sur le respect de la règle de trois dans le calcul de doses médicamenteuses

Le dispositif de déclaration des événements indésirables graves liés aux soins de la Haute Autorité de santé (HAS) a été complété en 2021 de publications courtes, dites "flashs sécurité patient", consacrées chacune à une situation à risque  Après la check-list au bloc opératoire, les dangers du chlorure de potassium, le mésusage des dispositifs médicaux ou encore la communication en régulation médicale, une nouvelle production s'ajoute ce 17 janvier à la collection. Elle porte sur le calcul de doses médicamenteuses. Parmi les erreurs médicamenteuses (troisième cause d'événements indésirables déclarés), l'erreur de dose est la mieux identifiée (169 sur 362 erreurs déclarées), avec une sur-représentation de l'erreur de dose liée à un calcul incorrect (80 sur 169 erreurs de dose).

 

Le flash (site de la HAS) N'hésitez pas à faire les tests de la dernière page du Flash de l'HAS


Trois exemples à l'appui, la HAS donne des clés pour que ces événements indésirables ne se reproduisent plus. En premier lieu, il est impératif pour tout professionnel de santé de maîtriser la règle de trois. Elle "doit rester la règle", ce qui a d'ailleurs donné le titre du flash. Maîtriser les fondamentaux du calcul est tout aussi fondamental. L'agence invite en outre à systématiser le double contrôle pour les médicaments considérés à risque, les médicaments injectables et, de façon générale, pour toutes les préparations qui demandent une reconstitution. Dès qu'un doute s'immisce également ou encore lors de la rédaction de la prescription, de son analyse, de sa préparation et de son administration. Autre voie d'amélioration, s'interdire et interdire toute interruption de tâche. Il convient aussi de standardiser les modalités de préparation et de fournir des fiches mémos aux professionnels impliqués. La HAS évoque alors des tableaux de conversion, de correspondance et de calcul de doses.

S'assurer de l'acquisition et de la maîtrise du raisonnement mathématique dans les formations est ainsi "souhaitable", d'après la haute autorité. Il en va de même pour l'utilisation et le développement "autant que possible" des applications de calcul de dose. 

Pour notre syndicat CGT des hôpitaux du Val de Lorraine, ce flash interroge également des fondamentaux. Pour nous, la compétence des personnels et leur faculté à connaître une règle de trois ne peuvent être les alpha et l'oméga de la réflexion qu'il faudrait avoir. Quid de l'environnement dans lequel les agents prépare, le plus souvent dans l'urgence, les doses qui vont être administré ? Quid de l'interruption des tâches ? Comment ne pas interroger ici l'accueil, l'accompagnement dans la montée en compétences et l'encadrement des étudiants que nous accueillons. Force est de constater que ce service rendu aux futures générations, mais à nous aussi en tant que futurs patients, se dégrade. Pire encore que dire de l'accueil réservé à de nouvelles collègues dans certains services ? Pour nous, améliorer la qualité de vie au travail des soignants améliorera de façon significative la qualité de prise en charge de nos patients ou résidents ainsi que leur sécurité. 

 

 

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